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des Conseils de Parents d'Eléves de Bergerac (FCPE)
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06/09/2010

Nulle montagne sans vallée.
ACTUALITESn Article n°51.1 n 28/11/08 n 18:08 n Editeur : chrisau
Vendredi 28 novembre 2008
Réforme du lycée : un essai bloqué :
Appel de 20 organisations : une réforme d’ampleur sur le lycée demande du temps pour la concertation et l’expérimentation. Sinon, elle ne fait que générer de l’inquiétude, du repli sur soi et alimente le marché de l’angoisse scolaire, déjà largement développé dans notre pays.


Xavier Darcos vient de rendre publique la maquette de la future classe de seconde. Elle nous paraît très éloignée des déclarations d’intention initiales du ministre précisées dans la lettre de mission à Jean-Paul de Gaudemar ou dans le document signé entre le ministre et plusieurs organisations syndicales sur les « points de convergence sur les objectifs et principes directeurs de la réforme ».
Le rapport de Jean Paul de Gaudemar ouvrait, à nos yeux, des perspectives très positives pour que le lycée soit plus démocratique et prépare mieux à l’enseignement supérieur : il prônait davantage de souplesse dans les parcours d’études, dans l’organisation de l’année scolaire, dans la répartition des activités des élèves, dans l’architecture de la classe de seconde, pour favoriser des choix d’orientation plus lucides, pour éviter les redoublements ; il impliquait un suivi rigoureux des élèves, la mise en place de nouvelles modalités d’évaluation, y compris en ce qui concerne le baccalauréat, il nécessitait une mise à jour des programmes, une clarification des compétences attendues des élèves ; il impliquait une évolution des pratiques et une redéfinition du métier et du service enseignant ; il rendait nécessaire l’autonomie des établissements et leur accompagnement. Bref, il permettait, dans la lignée des rapports précédents sur le lycée, de former des citoyens actifs et ouverts.

Les objectifs qui étaient assignés à la réforme nous semblent hors de portée si elle reste en l’état. La précipitation avec laquelle elle est conduite génère déjà de l’inquiétude pour les élèves de troisième et leurs familles. Les modalités précises et concrètes de mise en œuvre engageront durablement le sens du futur lycée d’enseignement général et technologique, d’autant qu'elle se fait dans un contexte de réduction des postes d'enseignants.

C’est pourquoi nos organisations lancent un appel aux syndicats, associations de parents d’élèves, mouvements pédagogiques et d'éducation, associations complémentaires de l’enseignement public, chercheurs pour s’inscrire rapidement dans une démarche collective qui agirait dans deux directions :
• A très court terme, il nous paraît important, dans le calendrier arrêté par le Président de la République et le ministre de l’Education nationale, d’arriver rapidement à des décisions significatives sur deux points développés ci-après.
• A plus long terme, nous souhaitons définir par un travail commun en 2009 les axes d’une réforme alternative du lycée, en articulation avec les autres secteurs de l’Ecole, notamment l’enseignement professionnel et le collège, mais aussi l’enseignement supérieur, prenant en compte le socle commun de connaissances et de compétences. Nous ferons des propositions sur les modalités de l’évaluation terminale (le baccalauréat), la part faite aux épreuves terminales et l’introduction des unités capitalisables, la définition des compétences évaluées, l’aspect interdisciplinaire et la démarche de projet assurés actuellement par les Travaux Personnels Encadrés. Ainsi, nous exercerons une fonction de veille sur la réforme à venir du lycée et pourrons peser collectivement sur elle.

Dans l’immédiat, deux points majeurs de la nouvelle maquette de seconde doivent être éclaircis :
- La nécessaire clarification des finalités des « modules d’exploration et d’approfondissement » et des règles qui en régiront le choix par les élèves. Il s’agit pour nous d’en garantir le caractère « exploratoire » et d’éviter ainsi qu’ils soient détournés en modules de présélection.
- Les modalités de l’accompagnement personnalisé en seconde, dont les objectifs, les contenus et la mise en œuvre ne doivent pas aboutir à une externalisation de l’activité.
Trois aspects nous semblent inséparables :
-La place de l’accompagnement dans le parcours de l’élève. Pensé sur la durée de la scolarité du lycée, il s’appuie sur l’implication personnelle du jeune. Il associe tous les acteurs qui y concourent, y compris les parents d’élèves et les collectivités territoriales. Il peut s’appuyer sur l’expérience acquise par d’autres champs professionnels en matière d’accompagnement des publics et des jeunes, sans que ses objectifs spécifiques soient dénaturés ni réduits à du soutien scolaire ou à l’offre existante dans l’établissement ou son environnement proche.
- La place de l’accompagnement dans le projet d’établissement. Dimension obligatoire du projet, cela devrait être un élément de pilotage interne à l’établissement et de mobilisation de la communauté éducative. Cela nécessite un réel accompagnement des équipes enseignantes.
- La place de l’accompagnement dans le métier d’enseignant. Les enseignants qui sont en responsabilité quotidienne des élèves doivent avoir une part majoritaire dans cet accompagnement, qui ne doit pas être détourné à d’autres fins (compléments de cours). Cela doit faire partie de leur formation initiale et continue.
Le lycée d’enseignement général et technologique a besoin d’une réforme d’ampleur pour atteindre les objectifs de 50% de diplômés au niveau de la licence, comme le demande un des indicateurs de référence de l’Union Européenne. Si l'on s'en tient aux objectifs quantitatifs, il nous paraît tout aussi important de ne pas perdre de vue d’autres indicateurs pour le système éducatif : 100% d’une classe d’âge sortant de la formation initiale obligatoire avec une qualification et ayant acquis les compétences du socle commun, 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Il nous paraît tout aussi essentiel d'assigner des objectifs qualitatifs : former des citoyens libres et responsables, prêts à apprendre et à se former tout au long de la vie.

Quels que soient les objectifs, une réforme d’ampleur demande du temps pour la concertation et l’expérimentation. Sinon, elle ne fait que générer de l’inquiétude, du repli sur soi et alimente le marché de l’angoisse scolaire, déjà largement développé dans notre pays.
Seule une réforme mettant en cohérence structure modulaire, contenus d’enseignement, accompagnement des élèves, développement de l’autonomie, formation et service des enseignants peut permettre au service public d’éducation d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Les organisations signataires n’accepteront pas que les élèves aujourd'hui en classe de troisième servent de cobayes à une réforme précipitée.
Organisations signataires : Association des Régions de France (Commission Education présidée par Jacques Auxiette), Cemea, Confédération Etudiante, Crap-Cahiers Pédagogiques, Eclaireurs et Eclaireuses de France, Education&Devenir, FCPE, Fédération des Etablissements Scolaires Publics Innovants, Fédération des Œuvres Educatives de Vacances de l’Education nationale, Francas, Groupe Français d’Education Nouvelle, Icem-Pédagogie Freinet, Jeunesse au Plein Air, Ligue de l’enseignement, Office Central de Coopération à l’Ecole, Pupilles de l’Enseignement Public, Se-Unsa, Sgen-Cfdt, Unef, Union Nationale Lycéenne.

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Une association de Bergerac qui oeuvre pour les enfants des écoles publiques


ALEP BERGERAC







La FCPE dans les instances de l'Education nationale
Historique de la FCPE

1945
Après le régime de Vichy qui multiplia les atteintes contre l'école publique, favorisa l'enseignement privé et en particulier catholique, la Ligue de l'Enseignement annonce en 1945 au premier congrès du Syndicat National des instituteurs, la création des conseils de vigilance des parents d'élèves.

1946
Des conseils de parents d'élèves se créent auprès des écoles primaires.

1947
Le 26 mars 1947, la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves est officiellement créée. Elle est l'héritière des « conseils de vigilance » de parents d'élèves constitués depuis la fin de 1945 à l'initiative du SNI (Syndicat national des instituteurs) et de la Ligue de l'enseignement. Ces deux organisations parrainent la jeune Fédération et elle sont membres de droit de son conseil d'administration. Pourtant, certains enseignants craignent que les parents de la FCPE ne viennent s'immiscer dans leur travail. C'est cette hostilité qui semble expliquer la lenteur du développement de la Fédération à ses débuts. A l'origine, la Fédération n'est présente que dans l'enseignement primaire.

1951
Par décret du 7 août 1951, la FCPE est reconnue d'utilité publique. Création de la revue Pour l'Enfant vers l'homme.

1960
La décision d'étendre la compétence de la FCPE jusqu'alors limitée aux écoles élémentaires et maternelles, au second degré, est prise au congrès de Limoges. Très vite, elle y sera majoritaire.

1971
Les nouveaux statuts fédéraux reconnaissent aux parents la qualité de membres actifs jusqu'à ce que leurs enfants soient émancipés, et suppriment les membres de droit des conseils d'administration des conseils locaux, départementaux et nationaux. Les organisations amies (membres du CNAL et principaux syndicats de personnels) siègent avec voix consultative.

1980
Le CA national décide de privilégier les rencontres avec les organisations amies, mais de ne plus les inviter systématiquement aux réunions du conseil d'administration.

1984
La FCPE est membre fondateur de l'European'Parents Association (EPA).

1987
La Fédération adopte son "projet éducatif", au congrès de Besançon, en juin. Plus que jamais, elle y affirme l'importance des parents "qui ont un rôle irremplaçable dans le système éducatif".

1988
La FCPE fonde le Centre Européen des Parents d'Elèves de l'Ecole publique (CEPEP) avec l'Italie, l'Espagne et la Belgique.

1990
Pour l'Enfant vers l'homme devient La Revue des Parents.

1993
Lors du congrès de Seignosse, le mouvement réforme ses statuts : les parents dont les enfants sont en apprentissage peuvent être membres actifs de la Fédération.

1997
Dix ans après le congrès de Besançon, la FCPE adopte son second projet éducatif.

Liste des présidents

Au cours de son histoire, la FCPE a eu successivement neuf présidents.
CHAUVET André 1947-1949
LABRUSSE Roger 1949-1954
MALBOS Maurice 1954-1956
CORNEC Jean 1956-1980
ANDRIEU Jean 1980-1986
MAILLES Jean-Pierre 1986-1992
DUFRESNE Jacques 1992-1993
BORECKI Bernard 1993-1997
DUPONT-LAHITTE Georges 1997-2006
HAMANA Faride 2006-....


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